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Toccata de la Libération

op. 39, Août 1944.
Au rythme d’une chevauchée, des arpèges annoncent le thème. Leur vivace jubilation parcourt toute la toccata, tantôt présente au premier plan, tantôt estompée en simples volutes. sous ces arpèges, le thème, en La 2e mode, apparaît à la pédale, d’une force retenue, comme une grande respiration surgissant des profondeurs. Réexpositions et divertissements passent alternativement du haut du clavier au pédalier, chantant la délivrance prochaine.

Dans un délicat fa majeur et un canon à l’octave entre soprano et basse, le thème s’attendrit grâce à l’allongement en valeurs égales de ses premières notes et de son infléchissement final. Calme mélodie de paix et d’espoir.

sur le Récit, balançant entre tonalité majeures et mineures, le rythme nous reconduit au thème d’origine avec son écho à l’octave au pédalier ; thème repris en tutti, aigu et basse à l’octave, telle une foule unanime dans sa joie, joie qui déborde en La majeur, puis dans un Fa# majeur sonnant dans l’apothéose d’un carillon. Tension vers un point d’orgue sur un accord en tons entiers concentrant les notes de la première incise du thème. Double rappel, montée en arpèges au plus haut du clavier et quatre longs majestueux accords concluent l’oeuvre.

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