Louis Merret

L’abbé, puis chanoine, Louis Merret  (17/04/1889 – 29/03/1959, jour de Pâques), passa toute sa vie de prêtre au service de Notre-Dame de Paris, d’abord comme professeur à la maîtrise de 1911, année de son ordination, jusqu’en 1925, puis de 1925 jusqu’à sa mort comme maître de chapelle. Il succédait à  l’abbé Renault. Son successeur fut le chanoine puis Mgr Jehan Revert.

Ce prêtre d’une foi éclairée et rayonnante et d’une particulière dévotion pour la Sainte Vierge,  était originaire d’une famille bretonne  où l’on comptait des capitaines de vaisseaux. De ceux-ci, il avait la prestance et l’autorité. Sa stature était impressionnante, comme ses réactions volcaniques qui ne manquaient pas d’étonner toujours quelques paisibles vieux chanoines.

D’une grande exigence sur la qualité du service musical de la liturgie, fuyant les innovations, il pensait que c’était les timbres flûtés des voix de soprani qui montaient le plus harmonieusement vers les voûtes, et s’accordaient le mieux au volume de la nef. Vis-à-vis des petits chanteurs de la maîtrise, il était un papa souriant plein d’affection, mais une terreur pour les malheureux faiseurs de fausses notes. Il bondissait vers le coupable en bousculant tout sur son passage pour fusiller du regard le « rateur », le « musicien de papier ».

« Vous vous souvenez tous de ces jolis motets, de ces charmantes cantilènes qu’il nous faisait chanter en l’honneur de la Sainte Vierge, et dont il écrivait chaque partition à la main : « Omni die, dic Mariae, mea laudes anima », « Concordi laetitia », « Virgo Dei genitrix », et celle qu’il avait lui-même composée : « O Vierge, agréez l’hommage » évoquait Mgr Revert lors de la messe dite le 29 mars 1999 pour le 40ème anniversaire.

Très déçu et accablé par les dérives de Vierne dans les dernières années de la vie de celui-ci, il joua un rôle décisif dans la nomination de Saint-Martin comme suppléant officiel en 1932, puis comme titulaire en 1937. Il voyait en lui le modèle des organistes liturgiques. C’est dans cet esprit qu’il lui commanda sa « Messe en mi ». Il estimait en effet qu’à part le Kyrie des messes de Widor et de Vierne, et l’Agnus de la messe de Widor, les autres parties de ces messes étaient trop concertantes pour convenir aux offices.

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